26 décembre 2005
Hanoï
Mercredi 29 et Jeudi 30 Mars 2006
Ca se passe toujours comme ça...quelques minutes avant de partir, gros problème d'imprimante ! Impossible d'éditer correctement le plan du voyage, les bonnes adresses, bref tout ce qui est nécessaire ! Un petit peu d'énervement mais tout rentre rapidement dans l'ordre et je sors finalement victorieux de cette grève d'encre de ma printeuse. Bon cela dit j'ai pas pu tout imprimer !
A l'aéroport tout se passe bien, nous sommes trois, Eric a une fouille corporel et moi on me demande d'ouvrir mon bagage ! Il semblerait que la quinzaine de stylo rammené pour une distribution au Vietnam semble poser problème aux infrarouge. Le comble est que je ne me rappelais même pas sur le coup que j'avais ces stylos, c'est le gars qui me l'a dit ! Anh Khanh avec ses bagages, passe sans encombre !
Pour le vol, vraiment rien à redire. La qualité de prestation de Vietnam Airline est simplement géniale. Ecran individuel avec un bon choix de films (enfin tout est relatif !), de musique (locale ou internationnale), menu pour les repas, personnel souriant et...naturel.
J'opte pour une traversée typique Vietnam et retient même le menu adéquate, quand arrive le drame et surtout le fromage ! Ca devait bien finir par se voir ma célébrité ! J'ai peut être pas encore ma tenue noire au Hop Quyen Dao mais l'hotesse a tout de suite vu qu'elle avait à faire à un gros nez rouge ! Non pas celui du clown mais du poivrot ! Résultat elle me rempli ras la quiche mon verre de vin rouge, que j'ai bien du mal à amener à bon port sans en renverser !
Atterrissage sans encombre, sauf auditive, phénomène consécutif de la dizaine d'heure d'écoute de musique locale ! Pas beaucoup dormi, c'est peut être pour ça que j'écris sur mon carnet en commencant par la page de fin ! Une fois les 10kg de bagage récupéré, il faut dénicher le taxi pour atteindre l'hôtel. Premier test avec ma réservation par mail via l'hôtel et ça fonctionne !
Les premiers paysages apparaissent subitement à nos yeux : Honda Dreams, Scooter machin, Yamaha truc muche...j'avais lu pas mal de commentaire concernant la circulation au Vietnam donc je savais à quoi m'attendre. Il est difficile de décrire la dextérité avec laquelle les vietnamiens conduisent. Le klaxon marche en permanence, soit pour signaler que l'on double, soit signaler sa présence, soit rouspéter, soit...pour le fun ! La circulation est très fluide malgré l'importance de la circulation. Il n'est pas rare de voir arriver des véhicules, souvent des deux roues, en contre sens, ou bien des voitures doubler un camion qui double un deux roues ! Les ronds points sont un gigantesque bordel heureusement qu'un flic veille à la circulation en lisant son journal dans sa guérite ! Il en va de même pour les carrefours...Nous on en rigole, le "choc" entre nos deux mondes est saisissant. Accessoirement on commence à voir du paysage...
Hanoï semble vouloir s'aggrandir, comme en témoigne les constructions inachevées jalonnant le long de la route. On retrouve assez souvent des bâtisses en hauteur plutôt que de plein pied. En longeant le pont de Long Bien, la circulation s'intensifie, puis j'aperçois le lac Hoan Kiem, son île de la Tortue et non loin le temple Ngoc Son. Pas de doute, on arrive à l'hötel. Les propriétaires nous accueillent après que nous ayons réussi à traverser notre première ! La largeur est ridicule, il faut bien le dire ! La chambre est décoré façon chinoise avec une salle de bain comportant les wc à 1m. Originale, elle nous plaît bien mais il faut reconnaître que c'est très mal insonorisé. Je pense que ce sera comme ça pour tout le séjour et finalement, les premiers ronflements se manifesteront assez vite !
Après un repos mérité, nous sommes réveillés par le doux boucan du téléphone de chambre. C'est notre correspondant pour la visiste de Sapa qui nous informe qu'un de ses collègues viendra nous donner les billets de train. Le rendez vous est pris pour dans 20 minutes. Cela nous permet de consacrer l'après midi à la visite de la vielle ville. 1 heure plus tard, toujours pas de billets de train en vue donc on se dirige vers un cyber café que nous ne trouvâmes jamais. Après un court arrêt dans une boutique d'instruments de musiue, notre téléphone, comme dirait Claude François..sonne ! Le gars est arrivé et donc faut retourner à l'hôtel. Echange très amical avec Nhung (il me semble) qui empoche l'argent et nous les billets de train. Là, maintenant on peut visiter.
Le quartier des 36 guildes est un dédale de petites rues grouillantes de boutiques, parfois identiques (chaussures, soies...). On s'y perd assez facilement à force de tourner et de flâner. Un artisan travaillait le bois avec des outils d'un autre âge, dans un local non éclairé, à priori. Un petit marché de rue pointe le bout de son nez, sa traversée nous donne un bon aperçu du marché local où sont exposé viandes, légumes, et fruit à même l'étal. Pas beaucoup de touristes dans cet endroit qui pourrait s'apparenter à une ruelle sombre, et c'est tant mieux ! Du coup je me fais accoster par une porteuse de palanque. En 5 minutes je me vois affublé d'un chapeau conique et de la palanque, ce qui semble amuser la porteuse et son amie. Quant à moi, je sais que ça va me coûter, et en dongs et en...estime car mon égo prend un sacré coup lorsqu'Eric sort son appareil photo ! Ca fait vraiment touriste de base, je suis pas bien à l'aise car c'est pil poile ce que je ne veux pas. La porteuse me propose une portion d'ananas. Cool car j'ai un peu soif et faim. Je paye 20 000 dongs et part partager mon repas avec les deux loustics après avoir refusé de poser avec une autre porteuse ! L'imbécile, j'ai oublié de marchander ! Bien joué la porteuse ! A l'heure actuelle du moment je détiens le record absolu, du nombre de proposition de palanque : 3 en 20 minutes !
Nous retournons ensuite à l'hôtel où une amie vient nous rendre visite et en guise de cadeau de bienvenue, nous offre un magnifique bouquet de fleur qui trouvera un vase improvisé, en l'occurence une bouteille d'eau. Elle nous donne également des places pour assister au théâtre de marionnettes aquatiques. C'est un groupe décimé(Anh Khanh dort et Eric cache son sommeil derrière un livre !) dont je me ferais porte parole qui la remercie beaucoup.
Avant le théâtre, une petite visite du Temple Ngoc Son s'improvise de manière programmée ! Ce temple qui est une presqu'île sur le lac Hoan Kiem, est assez petit, et touristique mais il mérite le coup d'oeil. Outre son architecture, et la vue qu'il offre sur le lac l'entourant, on peut y voir des vietnamiens s'enflammer sur un jeu de pions chinois dont je tairais le nom par manque de connaissance !
Représentant des scènes de vie issus de la campagne vietnamienne ainsi que des légendes nationales, ce spectacle d'une heure est fabuleux. Les mouvements sont exécutées de manière très réalistes, à l'image de ceux de la grue qui cherche sa nourriture. Les marionnettes sont de plus accompagné par un groupe de musique traditionnelle jourant une musique...bah traditionnelle voyons ! Un très joli spectacle, à voir et à entendre absolument ! Il est par contre assez difficile de prende des photos de qualité. A ce titre je dois avoir au moins une quinzaine de cliché d'hypothalamus chevelus...Après le spectacle, on part manger et faire la ré ouverture d'un resto qui fermait !
Vendredi 31 Mars 2006
Les choses sérieuses commencent et un grand tour d'Hanoï est prévu. Après un petit déjeuner servi dans la chambre, un taxi nous amène au Temple de la Littérature. 10 mn et et 12 000 dongs plus loin nous arrivons dans ce lieu réputé. Les jardins sont magnifiques de sérennité, à condition de faire abstraction des bruits de klaxon de la rue. L'ensemble du site est très bien conservé et assez grand pour y flâner un peu. En évitant les grosses heures de pointe, on peut faire de sympathique photo et jouir pleinement du site. Gravure, peinture, sculpture ou tout simplement l'architecture des bâtiment est un régal.
Le soir nous partons pour pour Sapa en train mais avant nous avons le temps de nous faire remarquer. Tout d'abord, c'est après une longue promenade (on s'est paumé) que nous parvenons à visiter la place Ba Dinh. On a dû tourner pas moins d'une heure dans l'agitation hanoienne dont les plans de ville sont des plus cafouilleux (j'avais pas toutes les rues sur mon lonely plan). Le midi, nous mangeons près du lac Ho Tay, dans un restaurant barbecue Mongol, fallait le trouver c'lui là ! Après une cure de fruit et un pliage en deux de la serveuse sous le poids du rire, nous repartons pour visiter la pagode Tran Quoc.
Située sur une presqu'île (décidément), Tran Quoc comporte une tour dans laquelle se loge des petits boudhas blancs. Pour l'occasion nous avons été filmé par la télévision locale ! 3 minutes de jeu d'acteur qui observe minutieusement des caligraphies indéchiffrables ! Et puis, alors que je regarde individuellement un panneau, un asiatique vient me parler. "Fromsvade" me demande t'il dans un anglais pire que le mien. Puis il commence à écrire qu'il dans la terre les lettres "s" puis "e" et là je commence à comprendr qu'il me demande si je veux une "fille". Devant mon incompréhension, ou plutôt, manque de réaction voulu, il refait les lettres. Bon sang, le message est clair ! "from sweden", il me demande si je suis suédois ! Là j'éclate de rire, enfin intérieurement, et lui répond que non, sans précisé d'où je viens. Après coup je trouverais ma réaction un peu moyenne niveau dialogue. Puis une adolescente , voyant que je regarde les boissons dans un petit bac m'appelle car l'un des poiscailles est à la surface. Tran Quoc vaut vraiment le coup car d'une part le site, avec peu de touriste, est sympa et calme (chose rare) mais ensuite on y fait plein de rencontre !
Du centre ville jusqu'à la gare pour le départ à Sapa, le taxi nous coûte 20 000 dongs (1€ ou une portion d'ananas !). Nous logeons dans un compartiment à 4 couchettes, dont l'une est occupée par une hollandaise, Daphné, voyageant seule. Nous discutons une petite heure également avec un californien sympathique répondant au nom de Louis, ou plutôt Lou !
Lao Cai - Sapa - Bac Ha
Samedi 01 Avril 2006
Pas de poisson d'Avril, on est bien arrivé à la gare de Lao Cai. Dehors, notre guide Tan nous accueille et nous amène vers notre jeep russe et...rustre ! Pas de suspension, des petits carreaux pivotant pour l'aération, pas de ceinture, un moteur bruyant, un levier de vitesse qui grince...mais un charme fou !!!
Le trajet vers Sapa prend une petite heure et nous déposons nos bagages à l'hôtel Mimosa. Notre chambre n'est pas encore libre donc on nous en prête une autre afin de prendre une douche avant de s'enfiler le petit déjeuner. Le patron de l'hôtel avec sa veste et sa casquette ressemble à un chinois (on est pas loin de la chine, Lao Cai étant la frontière) patron d'entreprise et magouilleur. Il est marrant à voir car tout en lui montre une haute importance, somme toute relative car c'est un mini hôtel !
Le matin, petite promenade dans la ville de Sapa, afin de découvrir le marché. Pendant que Tan nous explique que les vêtements vendus sont fait, dans la tradition, avec des pièces non abimées de vêtements usés, nous faison connaissance avec les Dao Rouge et les H'mongs Noirs. Tous sont très sympathique au contact. Sur le marché, les Dao Rouges n'insistent pas mais les H'mongs Noirs se montrent plus collant. Normal, ils n'ont pas de stand à tenir et donc peuvent suivre leur client potentiel pendant toute sa visite ! Eric a un peu de mal a avancé car il accumule le nombre de H'mongs Noirs autour de lui ! Mais le tout, toujours dans la bonne humeur et le sourire (bien que je me sois pris une coup de bâton accidentel, ce qui fit rire toute une troupe d'enfants).
L'après marché est plus intéressant car nous nous rendons en jeep dans le village de Ta Phin (30 minutes par la route). Ce dernier rassemble les deux minorités ethniques rencontrés peu avant, mais qui vivent en hameaux séparés. Les H'mongs noirs semblent être les plus pauvres car contrairement au Dao Rouges, ils n'ont pas eu conscience de l'aspect monétaire lié au tourisme. Néanmoins, les deux ethnies vivent dans des conditions très sommaires.
A peine arrivé, une quinzaine de Dao Rouge se groupent autour de nous afin de nous vendre leurs produits. Leur tactique est très subtile car elles cherchent (ce sont des femmes uniquement) avant tout à devenir proche. Elles ont appris les langues étrangères au contact des touristes, principalement l'anglais, mais un peu le français. Ca commence mal et je me dis que ce village ne laissera pas de trace dans ma mémoire. Néanmoins, il n'y a aucune agressivité, ni dans le ton, ni dans les gestes et alors que Tan nous amène faire une marche, il ne rete plus que 4 femmes Dao Rouges.
Nous dépassons le village, situé dans une vallée, pour marcher tout autour. Le paysage est magnifique et nous enjambons de petits cours d'eau, marchant parfois sur des pierres, parfois dans la boue. Deux femmes Dao Rouges nous accompagnent, chargé de leur produits manufacturé entreposé dans une hotte en osier. Elles nous suivent, nous parlent, nous répondent, espérant sans doute un achant mais s'il n'y en a pas tant pis ! Elles s'appellent Sua Mè et Man Mè et m'apprennent quelques mots de vietnamiens que j'aurais bientôt déformé. Nous croisons des chats, des chiens, des porcs, des canards et des enfants qui nous gratifie d'un "hello" amical. Au final, nous achèterons des objets aux deux Dao Rouges qui nous ont tenu compagnies en gambadant à nos côtés. Cette promenade de deux heures fut en fin de compte très sympathique et nous pumes même rentrer dans une maison !
Après le repas, nous reprenons la route afin de voir Thac Bac et bien qu'en saison sèche, la chute d'eau reste intéressante à voir d'en bas comme d'en haut. Après avoir gravi les nombreuses marches, nous retrouvons au sommet des enfants H'mongs Noirs en ballade. La hauteur de la chute est d'environ une centaine de mètres et elle est située juste avant le col de Tram Ton, auquel nous nous rendons. La vue sur cette route qui joint Dien Bien Phu est magnifique. Tan nous propose d'aller crapahuter dans la forêt. Nous le suivons donc, lui évolue avec aisance, malgré ses chaussures de ville, et nous avec des gouttes de sueurs. Dans cette forêt, on peut rencontrer des serpents (crotales ou serpent bamboo), des singes, des sangliers, des renards...mais nous ne verrons rien du tout car nous suivons un sentier et sommes à la fois bruyants et repérables visuellement ! L'endroit, avec sa forêt dense et une piste qui serpente, renvoit immédiatement aux GI's en vadrouille dans les films de guerre.
Après dîner, nous partons boire un coup avec Doanh, un guide avec qui je dissertais sur le forum du Routard. Nous buvons une bière dans un café appartenant à Thang, son chauffeur et ami, en compagnie de Pierre, son client lyonnais. Les deux groupes font vite connaissance dans une ambiance sympathiques. On se dirige ensuite vers la place du marché, c'est théoriquement le jour du marché des amoureux, mais il y a bien longtemps qu'ils ont quitté cet endroit pour plus de calme et de discrétion. Notre petit groupe s'assoit donc sur de petits tabourets en plastique au milieu d'une clientèle uniquement locale. On prend un bon apéro à base d'alcool de riz blanc et de victuailles (oeufs, fruit) et Doanh règle l'addition dans sa totalité ! Il est vraiment sympa et me donne de bon conseils, notamment sur Bac Ha que nous devons visiter le lendemain !
En repartant, c'est l'accident. Un accident comme on n'en voit que dans les cartoons. Alors que je discute avec Pierre, tout en descendant un escalier, je glisse soudainement sur une partie "savonnée" du sol. Je parviens à échapper à la chute lourde en amortissant avec ma main. Une douleur me parcour le pouce, hum hum, ça sent la foulure à plein nez ! On verra bien demain...
Nous prenons congé de Doanh pour regagner notre hôtel vers les minuits. Une fois dans la chambre, Eric a la bonne idée de sauter / s'écrouler sur le lit pour se coucher. Bien joué l'artiste, il casse une latte de lit et en démet une autre ! Nous voilà à 1h du mat' en train de bricoler le lit, changer les lattes de places, pour pouvoir dormir...
Dimanche 02 Avril 2006
Cela a tenu. Le lit est en parfait état, du moins officiellement ! Chacun prend sa douche en compagnie du cafard tué la veille par mon coup de pied dévastateur armé de mes chaussures made in Vietnam acheté à Décathlon ! On file ensuite au restaurant pour le petit déjeuner où les repas y sont excellent et le service sympa et disponible. Ce matin, je suis un peu barbouillé et j'ai bien du mal à manger mes oeufs et mon morceaux de pain. En fait j'avais demandé un petit déjeuner traditionnel mais mon vietnamien n'est décidément pas terrible. Je me force à terminer car la veille, la serveuse, voyant que nous n'avions pas tout manger s'était inquiété de sa cuisine. Bon en fin de compte, afin de ne rien laisser, je me force à manger mes oeufs, boire mon thé et emporter le morceau de pain !
3 ou 4 heures de jeep plus tard, après avoir traversé de magnifiques paysages entre Lao Cai et Bac Ha, notre destination, nous arrivons au Marché. Sans être réellement très étendu, le marché grouille de monde. Des vietnamiens, des H'Mongs Bariolés, des H'Mongs Noirs mais aussi beaucoup de touristes. Il fait très chaud, et il y a beaucoup de poussières et de bruits. Il y a plusieurs "sections" dans le marché : le marché des animaux (chiens, buffle, cheval...), le marché des vêtements, le marché de l'alcool, le restaurant populaire et l'allée au touriste qui regroupe un nombre incalculable de boutique de souvenir !
Après cette visite, nous nous arrêtons pour boire une bière, et manger. Et voilà qu'arrive..non pas Zorro, mais Doanh et son équipe ! Nous discutons une nouvelle fois et faisons ce que j'ai oublié de faire la veille : une photo souvenir.
Une petite promenade d'après déjeuner nous permet de digérer, Tan nous amenant gambader 1 heure et demi durant, dans le village de Ban Pho. Il maîtrise bien son sujet le bougre et répond à nombre de nos questions. Le village est "dirigé" par le commité populaire locale qui a créé une gigantesque école pour les minorités locales. Cette dernière dépareille complètement du reste du paysage. Nous offrons notre bouteille d'eau à un groupe d'enfant qui semble désireux de l'avoir.
Puis nous reprenons ensuite notre vieille jeep pour retourner vers Lao Cai tout en faisant quelques arrêts pour voir une plantation de thé et prendre quelques photos de rizière sur la route. Contrairement à Sapa, le riz est poussé, ce qui contribue à la beauté des paysages d'autant qu'il y a peu de touriste.
Une rapide visite de Lao Cai, de son poste frontière avec la Chine et nous dînons à proximité d'un commerçant ambulant doté d'un pèse personne musicale. Le concept est unique, une jeune chinoise suivit d'une de ses amies se prête au jeu. Elles auraient tout aussi bien pu monter sur un pèse décibel tant elles ont fait du bruit à table !
Dans le train, cette fois ci nous sommes dans une cabine pour 6 personnes ! C'est donc dans la couchette populaire que nous ferons notre retour sur Hanoï, en compagnie de trois vietnamiens champions du sommeil. Pour ma part je loge au troisième étage à 40cm du plafond et je passe une nuit humide, ma bouteille d'eau s'étend ouvert sur mon dur matelas !
Hoa Lu - Tam Coc
Lundi 03 Avril 2006
Nous arrivons avec 1 heure de retard mais cela nous laisse beaucoup de temps avant de partir pour la Baie d'Halong. Après avoir pris une bonne douche, nous attendons la navette qui doit venir nous chercher. Nous attendons, nous
attendons...et après un coup de téléphone, l'accueil de notre hôtel nous apprend qu'il y a un problème sur la réservation et que donc il n'y aura aucun ramassage. On change nos plans à la dernière minute et optons pour un tour sur Tam Coc. Top réactivité ! Nous devions le faire par nos propres moyens, mais cela devient impossible. La Baie d'Halong demain nous arrange en fait au niveau du vol.
Un taxi nous emmènent jusqu'à la navette qui nous attend. Nous sommes dans un groupe de 14 touristes et notre première étape est un arrêt vers une boutique touristique, afin de petit déjeuner pour ceux qui le veulent. L'endroit est horrible, un véritable hangar à touriste ultra cher. Mieux vaut faire quelques mètres et sortir dans la rue afin de trouver de petites échoppes.
Nous nous dirigeons ensuite vers Hoa Lu, afin de visiter deux temples. Coup de chance, il n'y a pas trop de monde et même si l'on sent bien que l'endroit peut accueillir une grande masse de touriste (paraît que même parfois il n'y a pas assez de place), lorsque cette dernière est absente, l'endroit présente un certain charme. Les deux temples sont assez joli mais ne diffère que peu l'un de l'autre et somme toute il vaut mieux voir le temple de la Littérature qui est bien plus impressionnant.
Le déjeuner est le plus mauvais en terme d'accueil, notamment, c'est souvent le cas dans un tour organisé où tout est chronométré. La ballade sur Tam Coc est intéressante à faire car le paysage karstique et de rizière est somptueux, mais mieux vaut le faire en début de matinée ou juste avant midi peut être car sinon c'est l'afflux.
Notre embarcation est conduite par une homme, chose rare, nommé "Long" et par une femme appelé "Nhung". Au cours de la ballade, nous discutons un peu et je l'aide à ramer. J'aime bien ça ramer, et on va pas tarder à battre des
records de vitesse ! L'aggressivité des vendeuses ambulantes est largement exagéré. j'achète 3 mandarines et une nappe mais j'aurai facilement pû ne pas le faire, d'ailleurs pour les mandarines, c'est moi qui ait rappelé la rameuse. La nappe j'en ai besoin et marchande un peu, mais connaissant les conditions de travail (quelques jours de travail par mois), je reste très "gentil". Les mandarines, j'en donne deux pour les rameurs, je suis sûr qu'ils les revendront sans doute, mais c'est pour le geste.
La visite est assez courte, d'autant que sur le retour, nous ramons vite et doublons beaucoup de monde ! Ah fallait pas me dire que je ramais "pépère" aussi ! On s'arrête difficilement car je n'avais pas compris, pour prendre une fillet en bateau stop et l'amener vers sa bicyclette située un peu plus loin. On rigole bien sur le coup, les deux rameurs essayaient de manoeuvrer et moi à l'avant je faisais tout pour ne pas toucher terre ! Puis Nhung aperçoit 2 de ses fils (elle en a 3) en train de pêcher sur un ilet. Ils ont été déposé par un bateau, mais Nhung les engueule car ils ne savent pas nager (l'un a 5 ans). Ils sont accompagné d'un des petits frères de Long, qui en prend aussi pour son grade. Au final, on refait du bateau stop et cette fois ci nous sommes 5 sur l'embarcation. Notre arrivée est quelque peu remarquée...On rigole bien mais revenu au bord, Nhung demande un pourboire. Dure retour à une triste réalité...
Le soir nous dînons dans un restaurant gastronomique réputé. Autant dire qu'on a pas trop l'allure de la clientèle ! Pantacourt, chemise de rando, chaussure de rando et sac à dos, on fait une entrée remarquée ! Surtout qu'en guise d'apéro on commande de vulgaires bières dont la mienne est servie en cannette ! On s'auto surnomme "les routiers". Le repas est succulent et copieux et le service admirable, bien que trop précieux à mon goût. On finit la soirée par manger une première glace dans une glacier populaire, à proximité de la jeunesse vietnamienne. C'est dépaysant mais on voudrait plus de fantaisie dans les glaces (donc plus cher). Du coup, on finit la soirée (2ème partie) dans un autre glacier, chez "Fanny". Ce soir là, une gros problème de circulation autour du lac Hoan kiem indique une forte probabilité d'accident grave...les motos sont à l'arrêt et des gens court à pied vers une endroit hors de portée de notre champs visuel...
22 avril 2006
Baie d'Halong
Mardi 04 Avril 2006
Nous partons pour la baie d'Halong, et paf, après s'être levé, puis avoir attendu, il semblerait que cette fois ci on vienne bien nous chercher ! C'est une croisière de 2 jours et 1 nuit avec visite de grotte, baignade et kayaking. Après avoir fait un stop dans l'une des boutiques touristiques (aussi intéressante que celle de Hoa Lu), nous arrivons à l'embarcadère de
Bay Chay. Il y a pas mal de monde mais aussi beaucoup de bateaux. Sur le quai nous recroison Lou le californien rencontré dans le train de Sapa, d'ailleurs nous ferons ce tour en compagnie de Daphné ! Pour embarquer nous passons d'un bateau à l'autre, en enjambant ou en passant par dessus bord, enfin façon de parler ! L'attente est encore un peu longue, avant que ce soit au tour de notre bateau de voguer. Nous avons le même itinéraire que ceux qui ont opté pour un circuit de 3 jours. Hung, notre guide nous a fait un rapide briefing de la visite, et j'ai quelques doutes sur l'un des points de la visite, en l'occurence celui qui nous intéressent le plus, la grotte du tunnel. Sur le dépliant, il est précisé que nous la visitons, mais après avoir demandé à hung, il semblerait qu'elle ne se visite pas en groupe. Petit désenchantement...
J'ai l'impression qu'une armée de navire à touriste envahit la baie. Le repas est servi à bord et à table, le temps est nuageux. l'après midi, nous visitons Hang Sun Sot, composée de trois immenses salles dont la particularité est d'être éclairé par des jeux de couleurs. On distingue ici et là quelques formes animales mais ce qui retient mn attention dans ce
paysage enchanteur, c'est la poubelle en forme de pingouin ! Un magnifique contraste à la fois kitsh et décalé.
Nous continuons ensuite la visite de la baie en direction de l'îlot Titop. Cet îlot, du nom d'un cosmonaute russe, offre une vue aérienne, ou du moins en hauteur sur 360°, enfin après avoir gravi les nombreuses marchent. Comme nous avons réservé, un tour en kayak, avec Eric on fait la montée à la puissance 10, enfin sur 20 marches ! La vue vaut vraiment le coup, bien plus que le tour en kayak gonflable à proximité de la plage.
Le soir, nous mangeons en compagnie des autres participants parmis lesquels des slovènes, des israéliens, un anglais, une hollandaise. Mais avant de manger, c'est la crise de rire car Eric s'est enfermé dans les toilettes et la serrure monté à l'envers a cassée ! Il est délivré après quelques coups de hachoirs et de tournevis. Les cabines sont très jolies en apparences et comportent tous le nécessaire : wc, douche, lit seulement elle comportent également des cafards ! Le pire étant sans doute les chambres près des moteurs ou des cuisines ! Pas top cool non plus, notre navire s'arrime à un autre, ce qui nous gachent un peu la vue...
Mercredi 05 Avril 2006
La nuit s'est bien passée (à l'exception de mes gestes paranoïaques pour me débarasser de cafards virtuels) et ce jour nous voguons sur la baie afin de déposer ceux ayant un circuit 3 jours sur Cat Ba. bref, on navigue mais on ne visite aucune grotte et n'ayant plus de guide (Hung est parti sur Cat Ba) nous n'avons plus d'explication. Je suis assez déçu de ce tour sur Halong. Le guide était bien, le paysage étonnant mais en fin de compte, beaucoup de temps perdu qui aurait pû être mieux employé si tous les participants avait
souscrit le même tour.
Retour à l'hôtel Thien Trang, où un taxi nous attend pour 18h sauf qu'il est déjà là à 17h ! Pas le temps de se lever, mais juste le temps de nettoyer le vomi déposé sur mon sac, cadeau du chat de l'hôtel !
Nous arrivons à Hué et dès l'attérissage, nous sommes confrontés à un manège qui nous laisse sans voix. On sort de l'avion, un bus nous accueille. Le bus fait un virage de 30 mètres et en fait, on est invité à descendre car c'est la fin du trajet ! Pas de doute, le service est vraiment étudié pour que les voyageurs ne se fatiguent pas. Nous, cela nous a beaucoup amusé ! L'aéroport de Hué est très petit et l'on récupère les bagages très rapidement.
Le chemin jusqu'à l'hôtel Binh Minh Sunrise 2 semble plus calme, d'un point de vue circulation, qu'Hanoï. Faudra attendre demain matin pour en être sûr ! A peine arrivé devant le portique de l'hôtel, alors que je m'apprête à ouvrir la porte du 4x4 qui nous y a conduit, j'aperçois 3 employés de l'hôtel qui arrivent en courant afin de nous ouvrir les portes ! On hallucine un peu sur le coup. Ils portent ensuite nos bagages, celui qui récupère le sac d'Anh Khanh morfle un peu plus que les autres. Moi je tiens à porter moi même mon sac jusqu'au 3ème étage, mais niveau accueil c'est vraiment super !
La chambre est spacieuse, propre et nous disposons d'une baignoire. Climatisation et ventilateur sont au rendez vous. Nous descendons utiliser le service internet gratuit et nous renseigner pour la visite des tombeaux royaux et une ballade sur la rivière des Parfums.
24 avril 2006
Hué
Jeudi 06 Avril 2006
Après un petit déjeuner, on vient nous chercher pour nous conduire à l'embarcadère qui est supra éloigné de 300m. Dans notre verve matinale, on s'autorise même une traversée de carrefour en grande diagonale, notre éclaireuse de 15 ans ouvrant la marche ! Eh on a fait Hanoï alors on a plus peur ! La petite embarcation à moteur va nous ballader sur la rivière des parfums et faire quelques arrêts pour permettre la visite de plusieurs sites. Le personnel du bateau (une famille) n'est pas spécialement "ouvert" mais il y a vraisemblablement une grosse barrière niveau langue.
Notre bateau marque une halte à la pagode Thien Mu. La visite est assez rapide car le site est peu étendu. Cette pagode fut celle d'un moine boudhiste qui s'imola à Saïgon en signe de protestation contre le gouvernement en place, et accessoirement devint l'emblême de différents mouvements contestataires. On y voit, entre autre, une gigantesque tour, un peu comme à Tran Quoc, ainsi que des gardes fraichement repeints et une énorme cloche (non c'est pas moi). Bref c'est sympa et gratuit !
Sur la rivière des Parfums, différents tableaux défilent sous nos yeux, scènes de pêche, transport martime de marchandise, lessive ou encore agriculture. On y voit même une vieille vedette de patrouille fluviale starifié dans d'Apocalypse Now (être star pour une vedette est un minimum). La seconde halte approche, et se situe au niveau du tombeau royal de l'empereur Tu Duc, qui nécessite un petit trajet en scooter (5mn) afin de le rejoindre. M'étant renseigné sur le coût du trajet, je lui indique le prix aller et retour soit 20 000 dongs. Mon conducteur est d'accord et donc on part, non sans une certaine retenue de mon côté car je voue une allergie certaines au engin à deux roues motorisés ! Le tombeau est immense, et les 40 mn de visite allouée sont bien insuffisantes, car il faut bien 1h pour
parcourir l'ensemble du site. Il fait très chaud et à force de cavaler, on transpire vite. Peu à peu je retrouve les décors aperçu dans les livres ou sites de voyageurs consultés avant mon départ. L'ensemble est très majestueux, et les touristes commencent à affluer sévère. Je repars du tombeau, content d'avoir presque tout vu...presque mais pas tout, car je
n'ai pas pu faire une partie. Je retrouve mon conducteur de scooter, qui me dit d'emblée que je suis en retard. Arf, j'ai l'habitude !
Retour sur le bateau, après une petite discussion entre mon conducteur, une vendeuse de boisson et moi même, qui m'a un peu agacé sur le coup. Tenter d'augmenter le prix du trajet sous prétexte qu'il fait chaud et que le conducteur à soif...comment dire me laisse un peu perplexe. Rien de bien grave non plus, il suffit de dire non et de partir. A bord le déjeuner est servi, et tout le monde nous attendait ! Les plats sont posé à terre sur une mince paillasse. Anh Khanh me fait signe de retirer mes chaussures, ce qu'à fait tout le monde, mais trop tard j'ai déjà parcouru toute la paillasse avec ! C'est plutôt sympathique ce petit déjeuner, mais ce n'est pa s au goût de tout le monde. Il faut dire que l'on a vu les proprio nettoyer les assiettes avec l'eau du fleuve, donc en mangeant nous savons que nous nous exposons à un petit risque. Dans l'ensemble, ce n'est pas mauvais et il y a suffisamment à manger, même pour les fourmis gambadant joyeusement !
La responsable des touristes (notre guide urbain de 15 ans) nous indique que deux autres tombeaux sont intéressant à voir mais que nous ne disposons que de 20 mn pour chacun d'entre eux. Ah, c'est trop peu, d'autant que l'un d'entre eux est plutôt éloigné ! Du coup on décide en assemblée de ne retenir que le tombeau de Ming Mang et d'y consacrer 40 mn. Tant pis pour Khai Dinh, ce sera pour une autre fois. Le tombeau de Ming Mang est joignable à pied (c'est a 200m de l'embarcadère) et est réellement majestueux. Il est très plaisant de s'y promener. La chance est avec nous car il est pratiquement désert, du coup on en profite un max. Si Tu Duc comporte plus de constructions, Ming Mang comporte davantage de jardin. Pour nous désaltérer des 40 minutes de visite, nous achetons chacun une noix de coco ouverte à la machette avant de rejoindre le bateau. Bon, évidemment, on est en retard et tout le monde nous attend ! D'une certaine manière, nous représentons fidèlement la France !
Le trajet retour se passe avec nos noix de coco, qu'on se balladera même un peu une fois arrivé à terre car on refuse de les balancer par terre. On finira par trouver la délivrance sous les traits d'une poubelle. Faut dire qu'on était beau avec nos noix de cocos à la main ! En retournant à l'hôtel, on décide de transférer les photos de nos cartes mémoires sur cd. Bon on en profite également pour siroter une binouse dans le bar du coin ! L'un des clients nous observe à plusieurs reprises, sans doute ne pensait-il pas que des touristes "riches" viendrait se mêler à eux dans cette petite gargotte dont le point de vue principal est un immeuble en chantier ! La proprio nous offre du thé vert, et du coup nous lui laissons un pourboire, ce qui la surprend et la ravit à la fois. C'était bien sympa.
Le soir, on se rend au Tropical Garden, un resto gastronomique avec un orchestre de musique traditionnelle. Encore une fois c'est très bon et nous goûtons pour l'occasion un verre de vin de Dalat. La musique traditionnelle est sympa, notamment la reprise de Mike Brandt avec "Qui saura" ! Un groupe de touriste organisé arrive et génère un bruit pas possible en s'installant, au point que les musiciens s'arrêtent de jouer. Un grand merci pour ces fabuleux touristes français, dont l'âge avancé ne leur a pas encore appris le respect ou la discrétion. Durant notre repas, nous entendrons quelques grandes phrases philosophiques dont la très célèbre "les assurances, de toute façon, ça sert que quand t'en as besoin". Si ce type de touristes pouvait se contenter de voyager avec une vidéo d'Antoine, ce serait pas plus mal...
Hué - Hoi An
Vendredi 07 Avril 2006
Ce matin, c'est la course contre la montre. Le départ en open car pour Hoi An est prévu à 10h30, et on compte auparavant visité la Cité Impériale ! Sur la route, nous parvenons dans notre inorganisation à doubler un défilé de touristes organisés et passer ainsi l'entrée avant eux. Il faut une bonne demi journée pour tout voir de la Cité Impériale, mais on ne dispose que de 2h pour voir le maximum. Le lieu est immense et l'on s'y perd facilement...et volontier ! C'est le matin, et pour l'instant, il n'y a pas grand monde et c'est tant mieux. Après avoir passé un étang à poiscailles, on pénètre dans la Cité et lieu est tellement grand que l'on se sent tel un grillon sur un arbre.
Au détour d'une allée, après avoir vu des éléphants (on peut les monter, les pauvres sont attachés sans pouvoir se déplacer), nous tombons nez à nez avec ce qu'il semble être l'équivalent d'une sortie scolaire. 3 touristes armés de leur numériques contre une horde de marmot lançant des "hello" à tout va ! On leur répond avec notre plus sympathique sourire et quelques coucou de la main, avant de s'éloigner. La Cité vaut vraiment le coup d'y consacrer 4 ou plutôt 5h de découverte. Mais lorsque nous repartons, vers 9h30, les touristes commencent à affluer...mieux vaut se lever tôt le matin.
Nous partons donc en open car pour Hoi An, notre première halte étant pour déjeuner sur la plage de Lang Co. Cette dernière est déserte, il faut dire qu'il y a un peu de vent. Le déjeuner est pris au Lang Co Beach Ressort, "immense" complexe hotelier (en fait un des rares) en construction. Il y a des chances que l'hôtel deviennent bientôt un "club" de vacances, car en cherchant les toilettes on a trouvé une scène avec estrade ! Le repas est pas mauvais et nous rencontrons des français résidant à Danang qui nous donneune adresse à Hoi An pour boire un verre.
Après le repas, nous gagnons Hai Van, que nous quittons assez vite car nous sommes "harcelés" par les vendeurs ambulants trop insistant. C'est la première fois que l'on rencontre ce problème. Néanmoins, le paysage sur la route et notamment les vues sur la plage sont des plus jolies. Ce n'est peut être pas non plus une étape obligatoire. Notre 4x4 longe ensuite My Khe que je trouve sans charme particulier. La plage est longue mais peu large et surtout en pleine ville.
L'arrêt au Montagne de Marbre, malgré la foule demeure intéressant. Il faut bien compter 1h30 voir 2h de visite afin de profiter du site. Pour le coup, j'ai oublié la lampe torche dans la voiture mais en fin de compte, hormis une où nous avons avancé au flash photo, l'ensemble du site se visite sans torche d'appoint. On aperçoit bon nombre de sculpture ou d epeinture ainsi que de temple ou d'autel en excellent état. La sortie ne s'effectuant pas forcément par l'endroit où l'on rentre, après s'être perdu de vu, on s'est perdu tout court. Au pied des montagnes, une multitude de boutiques identiques proposent des statues plus ou moins grandes de marbre. Impossible de s'y retrouver, heureusement, une jeune vietnamienne nous indiquera spontanément le chemin vers notre voiture ! Je la remercierai deux fois de mon plus beau sourire de début de turista !
Nous arrivons à Hoi An devant l'hôtel Thanh Xuan. Nous sommes très bien accueilli une fois de plus. L'hotesse d'accueil nous invite à patienter 10mn le temps que l'on répare la clim' de notre chambre ou nous propose de prendre une douche dans une autre chambre. Bon, pas de 'blème, on patiente devant internet !
La chambre est très jolie et décoré façon chinoise. Elle comprend une vue sur le jardin ainsi qu'une agréable salle de bain. Un première : du savon, une brosse à dent, un nécessaire à chaussure nous sont offert ! La classe quoi ! Nous réservons dans la foulée, après un entretien de groupe avec nous même, le tour pour visiter My Son.
Hoi An est réputé pour son excellente cuisine à prix modique. Le repas du soir au Yellow Star est composé des spécialités locales (won ton, cau cao, rose blanche) et effectivement est exquis. Nous prenons ensuite un verre (ben oui on se refait pas non plus) dans un pub, qui ne fait pas très couleur locale (because tenu par un français) et comme il y a très peu de monde, la jeune serveuse discute avec nous.
26 avril 2006
Hoi An
Samedi 08 Avril 2006
5h du mat j'ai des My Son...la chanson française me manque ! Mais c'est effectivement l'heure à lactel, on se lève et pour Danette, et pour partir sur le site Cham de My Son. Cependant, alors que nous trônons comme des larves à l'accueil, une petite inquiétude nous obscurcit l'esprit : ou kiki l'est le bus ? Du coup, nous demandons au gardien de voir s'il peut contacter l'agence mais comme il ne peut pas, il décide de réveiller l'hotesse d'accueil ! Cette dernière arrive, dans son plus beau pyjama, mais ma fois bien alerte quand même. Elle contacte l'agence, nous dit que le bus est en route, et dans un dernier élan d'énergie, repart se coucher. Effectivement, le bus arrive peu de temps après...Sur le coup on aurait pu réveiller plus de personnes, on l'aurait fait !
Dans le bus, nous sommes un groupe d'une quinzaine de personne et afin de déjeuner, on s'arrête dans une gargotte située à l'entrée du site. Une vache qui rit, un morceau de pain et un thé plus tard, me voici fin prêt pour la visite ! 5h du mat' c'est peut être un peu raide pour se lever, mais cela paye car à cette heure, le site est vide ! Aucun car ne pointe le bout de ses essuies glaces, à l'exception du notre.
My Son a été sévèrement touché, notamment par les bombes américaines car l'endroit aurait abrité des forces vietnamiennes, et du coup les vestiges sont vraiment en...ruine ! On ne visite que 3 ensembles sur les 6 sortis de terre et seul le premier est encore bien conservé. Néanmoins, voir les murs de brique, et l'architecture Cham, au beau milieu de la jungle a un certain charme, et change radicalement de ce qu'on a pu voir jusqu'ici. De plus, notre guide dont je n'ai pas bien saisi le nom est plutôt bon. Il associe "Histoire" et "Comique" avec une efficacité bien rodée. Le temps d'un instant, je retrouve ma panoplie de photographe animalier et mitraille
littéralement un lézard de ma kalachnikov à 3,5 millions de pixels. Faut dire que ce dernier pose fièrement, comme victime d'une auto-suffisance. Avant de partir, je salue de l'objectif celui qui fut notre guide adjoint : le chien Rintintin ! Ce cabot n'a cessé de nous suivre dès l'entrée du site, s'occupant à passer entre nous ou a aller faire chier des poules !
L'après midi, nous nous reposons un peu avant de partir en vélo pour la plage de Cua Dai. La plage en elle même n'a rien d'exceptionnel si ce n'est son extraordinaire longueur de 30km. Par contre, en y allant à vélo, on aperçoit des rizières et il est plaisant d'y circuler, le traffic ce jour là étant quasi nulle. Je prends quelques photos que je montre à un vieil homme hilare de voir le rendu. Son fils (du moins je suppose) qui promène les buffles semblent moins enthousiaste donc on ne s'attarde pas, on les salue et on se casse. Le comble pour la plage c'est qu'il se met à pleuvoir à grosse goutte ! Un feu rouge plus tard nous discutons avec des jeunes en mobylettes avant de regagner notre hôtel, qu'on retrouve par hasard !
Hoi An -Nha Trang
Dimanche 09 Avril 2006
Hoi An est une ville où il fait bon de flâner et de se laisser vivre, résultat, on n'a rien visité de la ville ! Cette dernière comporte tout de même bon nombre de choses intéressantes. Ce matin, on tente de limiter la casse en visitant un peu avant de partir pour prendre notre vol à Danang. On se ballade dans le marché local, bien sympathique au demeurant, et l'on passe devant quelques maisons communes et pagodes ainsi que le fameux pont japonais. L'architecture de la ville alterne ce genre de monuments avec des magasins, restaurants et bars. Un pass permet de visiter la plupart des monuments, je pense que ça vaut le coup car d'extérieur les maisons communes sont splendides. Les vêtements sur mesure commandés la veille sont fin prêt (1jour pour les faire et 2h pour les retouches) on les récupère et on quitte Hoi An très content de notre passage. Cette petite ville n'a qu'un seul défaut : le changement récent des noms de rue. La veille de partir pour My Son, on a tourné avec Eric pendant plus d'une heure avant de louer une moto taxi sur 200m ! Le comble est que le chauffeur ne connaissait pas non plus la route et c'est en passant devant par hasard qu'on a reconnu l'hôtel !
Nous arrivons à Danang, ou plutôt directement à l'aéroport afin de décoller dans un vieux coucou à hélice ! L'aterrisage à Nha Trang se fait sans problème, mais j'ai oublié l'adresse de l'hôtel en France, et évidemment, personne ne connait. En tournant un peu avec le taxi, Eric aperçoit un panneau relatif à notre hôtel, et 5mn plus tard, le taxi nous dépose à la
Pension Camille. La guesthouse est bien au calme, ce qui ne semble pas être le cas de beaucoup de mini hôtel situés sur les grandes artères. Elle est tenue par un couple franco vietnamien très sympathique. La chambre est un peu plus petite que ce que nous avons eu jusqu'à présent mais elle est aussi la moins chère.
La ballade du soir est des plus horribles. Nha Trang est la seule ville jusqu'ici a avoir perdu son identité vietnamienne au profit d'une identité occidentale. Les rues principales sont bondés de restaurants et de pubs où des rabbateurs vantent les mérites de leur "happy hour" et leur cocktails à grand coup de Flyers. Tout semble être fait pour le tourisme de masse, et il nous est difficile de trouver un resto plus "classique", à l'exception des restos de rues. Nha Trang est une station balnéaire et c'est tout. Nous avons quelques difficultés également à organiser un tour pour faire de la plongée masque tuba loin des abbérations touristiques dont le floating bar (boire un coup assis dans une bouée gonflable) est le digne représentant. C'est auprès d'un club de plongée que nous touchons à notre but, et demain c'est une demi-journée snorkeling.
Le soir à la pension, je dépose mon nouvel annuaire de flyers, non sans les avoir consultés. Nan décidément, y'a rien d'intéressant...
Nha Trang
Dimanche 10 Avril 2006
Nous partons de bonne heure sur Hon Mot pour faire de plongée à deux endroits de l'îlot. Pour l'occasion, l'équipage nous gratifie d'une combinaison car l'eau est un peu froide. Après l'avoir mise à l'envers, je finis par adhérer à cette nouvelle secte caoutchouteuse ! L'une des clientes a malheureusement un malaise au moment d'aller à l'eau...pas de chance pour cette japonaise. L'eau est suffisamment claire pour voir des poissons perroquets, flûtes, "des je ne sais quoi qui nage" et même un petit barracuda, qui n'est pas suffisamment impressionnant pour être celui qui a impressioné Claude François dans l'une de ses chansons ! Tous tournent autour de petits récifs dans lequel résident anémones de mer, oursins et tout un monde végétal. Je prend un tas de clichés en me lançant des des chorégraphie sous marine non sans me douter du résultat final. Au final, on aura nagé quasiment 2 x 1h, mangé dans un resto sympa et "bondé" de personne invisibles (en compagnie de la japonnaise réssucitée)...bref c'était génial. Après un petit repos et avant de partir à la plage (vers 16h car avant c'est un coup à crâmer), une petite visite de la pagode Long Son est au programme. Eric et moi partons donc en cyclo tandis qu'Anh Khanh décide de trier ses photos dans les bras de Morphée. La ballade en cyclo est agréable, et c'est la première qu'on utilise ce moyen de locomotion, par contre j'ai un mal fou à comprendre notre "cycleur"...La pagode Long Son est situé à l'écart du centre ville, vers le nord ouest et aussitôt arrivé, nous devenons la cible de deux écolier vendant des cartes postales mais ils sont sympa et nous indique la direction du Boudha allongé. Par contre, le Boudha blanc de 14m, qui est l'attraction principale de la pagode, est en plein lifting. Les échafaudages gâchent une peu la statue, mais il faut bien l'entretenir. Sans être rentré dans la pagode, le site est un lieu de visite incontournable de cette ville qui n'a pas grand intérêt. Nous reprenons ensuite notre route en cyclo pousse en direction du marché afin de faire du change dans une bijouterie.. Ce moyen de locomotion est plutôt sympathique car il permet de mieux profiter du paysage tout en se déplaçant plus vite qu'à pieds. Une fois le change effectué, on retourne vers la plage tout en déclinant l'invitation à un salon de massage. Le "cycleur" dont j'ai pas compris le nom était sympa, on a fait un bon tour de ville mine de rien pour 80 000 dongs. La soirée sur la plage se passe à contempler de curieux ballets : celui d'un gros rat que se jouant de touristes japonais, celui d'adultes âgés attendant les avances de minettes, parfois mineure...
05 mai 2006
Dalat
Mercredi 12 Avril 2006
Après un petit déjeuner, le début de notre journée « Cascades en cascade » (oui oui je sais...) est symbolisé par 'arrivée de Vu et de son véhicule. Vu est très amical et a un rêve : voir un match de football au Stade de France ! Eh oui c'est un passionné de foot et il ne peut s'empêcher d'acheter et feuilleter chaque matin son quotidien sportif.
Après 3 heures de routes nous arrivons aux Chutes de Dambri, enfin pas exactement, car Vu s'est trompé de route et notre première visite fut finalement une rue pavillonaire de Bao Loc ! Arrivé à Dambri, bonne surprise, il n'y a personne ! Ces chutes, ainsi que celles de Pongour, sont un peu trop éloignées de Dalat et ne sont pas au programmes de la plupart des tours organisés (qui préfèrent la cascade de Prenn -15m-). Perdue dans la forêt, cette immense chute d'eau d'environ 90m est très jolie, et l'on aperçoit, pour le coup, un arc en ciel se former en bas de la chute. Vu semble aussi sujet au vertige que moi et on en rigole. Pour rejoindre le bas de la cascade, il y a un télé-cabine ou un escalier. On descend en Télé-cabine quand Anh Khanh a une réflexion pleine de bon sens qui va nous laisser quelque peu pantois : « on aurait dû descendre les escaliers et remonter avec le télé-cabine ». Euh.....
Arrivé en bas, les photos sont plus faciles et rendent mieux. Un petit pont permet de se placer juste en face de la cascade. En saison sèche, on reçoit quelques gouttelettes d'eau (un peu comme un brumisateur éloigné) mais en saison des pluies, il faut carrément sortir un ciré. Remonter par l'escalier est assez éprouvant car c'est raide et comme d'habitude, les marches sont très inégales. Cependant, le paysage vaut le coup d'oeil, mais vaut mieux le voir en descendant !
Nous nous rendons ensuite à l'île aux singes, qui contient un zoo. Ce dernier ne vaut pas la peine tant les cages des animaux sont ridicules. Les poules y sont bien plus à l'aise que les fauves par exemple. Le regard des quelques animaux n'est pas celui de la joie...par contre la ballade dans les environs est assez jolie, et là aussi on peut monter l'éléphant, après avoir traverser un petit pont supendu enjambant la rivière.
Pour déjeuner, Vu nous emmène dans un restaurant de Bao Loc. Mine de rien, il paie pas de mine (oui oui je sais...). La déco y est très sommaire mais la nourriture y est excellente. Alors que je contemple notre voiture, ainsi qu'une autre, qui ont été recouverte d'une couverture pour protéger du soleil ( !!!), la patronne semble s'inquiéter de nous. Elle craint que sa cuisine ne soit trop épicée et est prête si c'est le cas à nous re-cuisiner un nouveau plat. Moi de toute façon, depuis le Paradise Garden d'Hanoï et sa cuisine chinoise, je ne sens plus rien ! La patronne est vraiment au petit soin pour nous et lorsqu'Anh Khanh lui demande (dans sa quête du Graal des desserts locaux) s'ils ont des Chê, elle se propose d'aller les chercher dans l'échoppe à proximité ! Cool. Il est difficile de décrire le Chê, ce serait un mélange de pate de riz, graine de soja, glaçons, baignant dans un lait de coco. C'est très rafraîchissant et ma foi très bon ! Après avoir payé et lui avoir laissé un pourboire, notre dévouée patronne repart vers les cuisines avec un grand sourire de satisfaction : les touristes ont appréciés sa cuisine.
Nous reprenons ensuite la route en direction des Chutes de Pongour, route qui se transforme en chemin après avoir quitté la nationale. La pauvre voiture de Vu est soumis a rude épreuve sur la route caillasseuse. Les chutes de Pongour sont beaucoup moins hautes que celles de Dambri mais elles se déversent en arc de cercle sur une longueur d'environ 30m. Bien que ce soit la saison sèche, encore une fois le site reste attrayant, et l'on peut d'ailleurs gambader parmi les rochers, qui doivent être recouvert à la saison des pluies. Comme à Dambri, nous sommes quasiment les seuls, hormis une troupe de jeune vietnamien ainsi que trois jeunes vietnamiennes qui m'interpelleront d'un « hello ». Le site es très aéré et l'on peut passer sur de petits ponts en bambou. L'eau de couleur jaunâtre et boueuse confère un charme particulier au site. En repartant, nous croisons des vietnamiens qui ont entrepris d'ôter un arbre, déjà à moitié coupé et penchant dangereusement. La scène est assez cocasse, puisque ces vietnamiens doivent à présent empêcher l'arbre de tomber afin que nous passions dessous avec la voiture ! L'entreprise est assez artisanale, on a envie de sourire et en
même temps pas envie de s'attarder sous l'arbre. Du coup on riz jaune (oui oui je sais...).
Vu compte tenu du temps restant nous propose de nous amener aux Chutes de Datanla ou au village du Poulet. Cool de sa part, mais alors qu'on prend la route de Datanla, il se met à pleuvoir violemment. Ne voulant pas le faire conduire sous un orage, on renonce à Datanla et on lui demande de nous déposer à Dalat, à la maison Hang Nga. Vu, nous a bien balladé et s'est montré vraiment cool, du coup on le convoque demain pour nous amener à l'aéroport !
La maison folle Hang Nga est composée de chambres aux formes originales, extérieurement comme intérieurement. C'est un peu une maison kitsh et décalé, dans laquelle il doit être sympa de se réunir entre amis pour des aventures alcooliques ! Avec ses escaliers montants, descendants de toute part, on perd facilement ses repères. D'ailleurs, il n'y a pas de repères ! C'est en courant afin d'éviter les trombes d'eau qu'on traverse les endroits en plein air. C'est en marchant, après avoir joué à Starsky & Hutch que je me cogne la tête contre un échaffaudage !
Heureusement, on va dîner et se soigner au vin de Dalat au « V » café , un resto moderne, bien mais sans plus.
Jeudi 13 Avril 2006
Ce matin, on repasse (pas les chemises car après leur pliage post lavage ce serait peine perdue) au Stop'n Go Café. On donne à Duy les photos qu'on a fait imprimer la veille. Ca lui fait plaisir. Ensuite, après l'avoir arnaqué involontairement de 1000 VND (j'ai oublié de lui rendre la monnaie d'un thé consommé mais ensuite il a refusé de la prendre en rigolant), on retourne à l'hôtel où Vu nous attend pour nous conduire aux Chutes de Datanla avant de nous laisser à l'aéroport.
Petite déception pour ces chutes car en saison sèche, cette fois ci cela ne vaut pas spécialement le coup tant le filet d'eau y est mince. Le site, situé dans une forêt, est quand même agréable mais la cascade étant beaucoup plus petite, le débit d'eau l'est également. En descendant les marches qui conduisent à la cascade à un rythme athlétique nous faisons l'admiration d'un couple vietnamien accompagné d'une belle mère (!!!) lorsque nous leur parlons vietnamien ! Enfin, "parler" est un bien grand mot car on a juste sorti notre fameux et quasiment unique mot "cam on". Très gentiment, comme ils avancaient lentement ils se sont mis sur le côté afin de nous laisser passer ou plutôt dévaler la pente. On en demandait pas tant ! Anh Khanh, nous dira ensuite que la jeune femme s'est enthousiasmé d'un "oh tu as vus
les étrangers ont parlé vietnamien" !
Descendu de manière athlétique, on décide de remonter avec une allure athlétique...enfin...arrivé passé les 20 premières marches, ça se rapprocherait plus du pathétique tant je transpirait à mort ! Des jeunes vietnamiennes qui se prennent en photo, nous saluent, nous et nos auréoles d'un "hello" amical, on leur répond avec une sorte de râle d'épuisement "èèèèèèloooo". Bon sang qu'il fait chaud, on va être bien pour l'avion !
Actuellement, un petit rail est en construction et à priori en fin d'année 2006, une sorte de petit train permettra aux visiteurs d'aller voir la chute sans trop se fatiguer. Comme il reste du temps, Vu nous emmène à Lan Con Ga, le village au Poulet dans lequel vit la minorité ethnique des Co Ho. Le village tire son nom d'un énorme Poulet en Béton que certains d'entre nous auront bien du mal à voir...Cependant la présence du Gallinacée reste très floue. Cette minorité,
les Co Ho, est très pauvre et ne semblent pas aussi "aider" que d'autre minorités du nord. Au centre et dans les Hauts Plateaux, les minorités alliées des ennemis de jadis, sont assez surveillés par le gouvernement vietnamien. Nous prendrons très peu de photo du lieu car les enfants n'hésitent pas à être pris mais moyennant finance. Dans l'appât du gain, ils se jettent sur les objectifs...En outre, la proximité de Lan Con Ga de Dalat fait de ce village la cible de beaucoup de tour touristique. On peut pas en vouloir réellement à ces gamins de demander de l'argent pour une photo, à leur place je ferai sans doute pareil pour vivre.
Vu, nous dépose ensuite à l'aéroport de Dalat. "Aéroport" semble être un superlatif toutefois...Nous déjeunons dans le jardin, décoré d'un avion qui semble y avoir fait son dernier atterissage. Dans la salle d'attente, nous faisons connaissance avec une troupe de chinois insupportable auditivement parlant. Pas de chance, ils occupent les sièges juste devant les nôtres. L'un d'eux en s'asseyant lourdement sur son siège d'avion fait tomber son téléphone portable devant les pieds d'Anh Khanh..Un instant j'hésite entre "marcher dessus maladroitement" et "devenir aveugle". Finalement, Anh Khanh leur rend le téléphone en leur précisant qu'il est allumé et que les consignes de sécurité sont de l'éteindre. Le chinois le remercie, sans plus, et range son portable sans l'éteindre...Gros connard ! Et l'hotesse ensuite de replacer ses collègues qui ont cru bon de prendre un peu n'importe quelle place...Gros connards ! Il me semble que ce sont des joueurs de golf, je crois que le 19ème trou est situé entre leur deux oreilles...



